Pont de Calabre
Les ponts permettent un impact limité sur le paysage. La culture locale de bergamote démontre parfaitement que la région est tempérée (8°- 30°C), la zone volcanique révèle un fort potentiel énergétique. Le climat et le site inspirent des villages verticaux pour les retraités migrants européens (logements / équipements médicaux / divertissement / commerces). Ils sont déjà reliés par des sentiers à la mer et par des autoroutes aux villes alentours. Le système est autonome en ce qui concerne l’eau et les principales ressources d’énergie grâce à l’eau de pluie et à l’énergie géothermique.
Cette archéologie contemporaine (le pont sur le pont) résulte d’un processus de contamination entre l’urbanité qui tombe et la nature qui l’escalade. La vie privée habite les piliers verticales et soutient la sociabilité horizontale des équipements publics. La situation offre une vue unique et dégagée pour tous, à tous les niveaux. La combinaison entre l’infrastructure et l’environnement est suffisamment efficace pour établir une qualité de vie élevée et éco-responsable. La structure permet de donner du volume au pont. Pour coloniser les piliers, l’inertie est améliorée par une spirale tendue qui les encercle avec un décalage de 2m. Des structures horizontales autour des piliers sont créées et accueillent le programme de logement. Les tabliers des ponts sont épaissis et offrent des espaces publics, du paysage et des flux techniques. Les eaux de pluie sont stockées dans des réservoirs situés dans les tunnels pour la production d’énergie et la consommation intérieure. Le gaz domestique est produit à partir de la méthanisation des déchets organiques, la production d’électricité et l'énergie géothermique par procédé «hot dry rock».
- Lieu
- Calabre, Italie
- Nature
- Logements
- Surface
- 15 600 m²
- Budget
- Confidentiel
- Concours
- 2010
- MOA
- Regione Calabria
- Co-architectes
- OFF, Philippe Rizzotti, Samuel Nageotte