Section 01
Une approche, pas une science exacte
L'architecture bioclimatique consiste à faire travailler le climat d'un lieu à la place des machines : l'orientation, l'ombre, la masse, la fenêtre qu'on ouvre la nuit. C'est une approche, pas une science exacte.
Nous l'écrivons d'emblée parce que c'est la chose la plus utile que nous puissions dire. Les études sérieuses se contredisent. Les mêmes logements, mesurés le même été, passent de 88 % en surchauffe à 71 % trop frais selon le critère retenu 1. Et le facteur le plus lourd de tous n'est pas dans le mur : il est dans le geste d'un habitant à onze heures du soir.
Cela ne veut pas dire qu'on ne sait rien. Cela veut dire qu'on connaît un ordre plutôt qu'un chiffre, et que dans ces conditions l'intuition, l'expérimentation et la sensibilité aux usages passent avant le calcul. Le calcul vient après, pour vérifier, et parfois pour dire non.
Cette page raconte d'abord le problème, puis ce que d'autres ont trouvé avant nous, puis pourquoi c'est difficile. Notre point de vue vient à la fin.
Section 02
De quoi parle-t-on quand on parle de chaleur
Première évidence fausse : ce que le corps ressent n'est pas la température de l'air. Il ressent aussi le rayonnement des parois, c'est-à-dire la chaleur que les murs et surtout le vitrage renvoient sur la peau, puis l'humidité, puis le mouvement de l'air. Les normes travaillent d'ailleurs sur une grandeur composite, la température opérative, moyenne de l'air et du rayonnement 2 : dans une pièce très vitrée et non protégée en fin d'après-midi, elle est nettement au-dessus de ce qu'affiche un thermomètre. Une pièce peut donc être « à 27 degrés » et invivable, une autre « à 27 degrés » et supportable.
Deuxième évidence fausse : il existerait un seuil. La campagne française de référence a suivi 76 logements collectifs pendant quatre mois, avec des ressentis déclarés trois fois par jour 3. Elle donne des seuils empiriques : confort vers 25 degrés, début de l'inconfort à 26, fort inconfort à partir de 28. Elle donne surtout la dispersion : pour chaque niveau de confort, 80 % des réponses se situent dans un intervalle d'environ 4,5 degrés 3. Dans le même logement, à température identique, l'écart entre deux personnes est plus grand que l'écart entre un bon et un mauvais projet. (CSTB et Union sociale pour l'habitat, projet RENOPTIM, 2025.)
La tolérance se déplace aussi dans le temps. C'est le confort adaptatif : après une semaine douce, 27 degrés paraissent beaucoup ; après dix jours de canicule, supportables. La réglementation française en tient compte, mais elle borne la chose de deux façons instructives : elle plafonne l'adaptation à deux degrés, et elle ne l'applique pas la nuit 2. Parce que s'adapter suppose de pouvoir agir, et qu'on n'agit pas en dormant, ni quand on a quatre-vingts ans et qu'on ne sort plus.
D'où le point le plus déstabilisant : le résultat dépend du critère autant que du bâtiment. Sur 282 logements de Leicester mesurés le même été, 88 % des chambres sont classées en surchauffe sévère selon un critère à seuil fixe, et 71 % jugées inconfortablement froides selon un critère adaptatif 1. (Lomas et Kane, 2013.) Toute phrase de la forme « X % des logements surchauffent » est indissociable de son critère.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Reste la question qui décide de tout : pourquoi la nuit compte plus que le jour.
Parce que c'est la nuit que le corps récupère, et la nuit que le bâtiment se vide. Une étude cas-témoins sur la canicule parisienne d'août 2003 a comparé 241 personnes décédées et 241 témoins : la température minimale nocturne du voisinage est significativement associée au décès, avec un rapport de cotes de 2,17 pour 0,41 degré d'écart, alors que la température moyenne jour et nuit ne l'est pas 4. (Laaidi et al., 2012.) Une seconde étude sur la même canicule ajoute la conséquence architecturale : avoir sa chambre sous les combles multiplie par quatre le risque de décès 5. (Vandentorren et al., 2006.)
Le problème du confort d'été n'est donc pas qu'il fasse chaud à quinze heures. C'est que la pièce ne redescende pas la nuit.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Section 03
Ce que l'humanité avait déjà trouvé
Avant les machines, des siècles de bâtisseurs ont traité ce problème sans ingénieur et sans électricité. Le fil commun est contre-intuitif : aucun de ces dispositifs ne fabrique du froid. Ils déplacent la chaleur dans le temps, ils en écrasent l'amplitude, ou ils l'interceptent avant qu'elle n'entre. La tour à vent en est l'exemple le plus mal raconté : sur un badgir de Kashan, l'air entrant est à 17 degrés à trois heures du matin et 34 degrés à quinze heures, c'est-à-dire la température extérieure 8. Le rafraîchissement venait de l'eau du qanat en sous-sol, pas de la tour. (Hejazi et Hejazi, 2012.)
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Le troglodyte le dit autrement : au site creusé de Meymand, l'écart de température moyenne avec l'extérieur n'est que de 1,6 degré, mais l'écart-type tombe de 2,73 degrés à 0,40 9. C'est le lissage, pas la baisse, qui fait l'habitabilité.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Le Maroc l'a écrit en terre, à l'échelle d'un village entier. Le ksar d'Aït Ben Haddou, sur la vallée de l'Ounila, entre le Haut Atlas et le désert, est bâti tout entier en terre crue : pisé pour les murs, briques d'adobe pour les parties hautes, bois pour les planchers. Il est inscrit au patrimoine mondial depuis 1987 10. Le climat y est traité par trois choses à la fois. La matière : des murs épais qui donnent l'inertie, celle qui lisse la journée. La densité : des maisons adossées les unes aux autres, des ruelles étroites, couvertes par endroits, où chaque façade met l'autre à l'ombre. L'exposition : un village adossé à sa colline et tourné vers la vallée, qui se protège des vents chauds chargés de sable. À Fès, la même logique entre dans la maison : la dar s'organise autour d'un patio étroit et haut, ouvert au ciel, qui garde l'air frais de la nuit et met la maison à l'ombre d'elle-même ; les moucharabiehs filtrent le soleil et les regards. Aucun de ces bâtiments n'a été instrumenté dans une publication que nous ayons trouvée : c'est le récit d'une architecture qui a tenu des siècles dans un climat rude, pas une mesure.
L'écran perforé, le moucharabieh, dit la chose la plus directement utile. Placé devant la fenêtre et non derrière, il arrête le soleil avant qu'il n'ait franchi le verre. L'équivalent contemporain est chiffré : un store extérieur laisse passer un facteur solaire total de 0,05 sur un double vitrage, contre 0,43 pour le même store posé à l'intérieur 11. Un facteur huit, pour vingt centimètres de déplacement. Et à consommation égale, la part de vitrage en façade passe de 4 % avec une fenêtre nue à 22 % avec un écran extérieur : c'est la protection extérieure qui rend le grand vitrage soutenable, pas le vitrage performant 12. (Sherif et al., 2012.)
Vient le contrepoint, et il n'est pas négociable.
L'inertie n'est pas de la résistance. C'est la confusion la plus répandue du sujet. Une masse lourde ne freine pas la chaleur : elle en étale l'arrivée dans le temps. La campagne française de référence, sur une maison en pisé instrumentée de l'Isère, mesure six heures de déphasage, c'est-à-dire de décalage dans le temps, entre le pic extérieur et le pic dans le mur, pour 50 centimètres d'épaisseur : six heures, pas les dix à douze qu'on lit partout 13. Et la résistance thermique de ce mur est de 0,29 à 0,87 mètre carré-kelvin par watt, soit deux à trois centimètres et demi de laine minérale 13. Le seuil exigé aujourd'hui d'un mur rénové est de 3,7 14 : un facteur trois à dix. Les auteurs le formulent eux-mêmes : un mur de pisé est plus isolant qu'un mur de pierre ou de béton, mais on ne peut pas le qualifier d'isolant 13. (Heitz et al., 2015.) Un mur haussmannien de 50 centimètres de pierre vaut environ 0,3 ; un voile de béton de 20 centimètres, environ 0,10 13. Ces bâtiments ne sont pas isolants. Ils sont lents.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Et ces techniques marchaient dans leur climat, avec leur mode de vie. L'étude sur les écrans perforés annonce son propre domaine de validité, entre 14 et 40 degrés de latitude nord 12 : Paris est à 48,85. Le vent moyen parisien est de 3,2 mètres par seconde 16, tout juste le seuil de fonctionnement d'une tour à vent 17, et nos canicules, anticycloniques, sont le plus souvent peu ventées. Ces dispositifs supposaient enfin une maison habitée toute la journée, où quelqu'un ouvrait au bon moment. Le message n'est donc pas « revenons au vernaculaire », c'est : trions ce que la physique de 2050 valide encore.
Section 04
Le siècle qui a cru avoir résolu la question
Le vingtième siècle a inventé les outils modernes du contrôle solaire. Il les a inventés en se trompant d'abord, et c'est l'histoire la plus instructive de cette page.
L'échec fondateur. En 1933 ouvre à Paris la Cité de Refuge de l'Armée du Salut, de Le Corbusier et Pierre Jeanneret : un bâtiment entièrement scellé, sans une seule fenêtre ouvrante. L'air devait être fabriqué par une machine, derrière une façade sud en double vitrage parcouru d'air traité, le « mur neutralisant » mis au point avec l'ingénieur Gustave Lyon. Faute d'argent, ce dispositif n'a jamais été construit : le bâtiment reçoit un simple vitrage et un chauffage ordinaire, en gardant sa peau hermétique. Plus de mille mètres carrés de verre plein sud, sans ouvrant et sans protection solaire. Dès 1935, une décision de justice impose de percer une fenêtre par chambre sous quarante jours. Après la destruction du vitrage par une bombe en 1944, Le Corbusier place lui-même un brise-soleil devant les nouvelles menuiseries 181920.
La leçon vaut mot pour mot aujourd'hui : étanchéité, apports solaires et ventilation forment un système, et en retirer un membre transforme les deux autres en défaut. C'est le mécanisme des surchauffes de bâtiments performants, quatre-vingt-dix ans plus tard. Disons aussi ce que nous ignorons : aucune température mesurée n'a jamais été publiée sur ce bâtiment.
L'invention qui en sort. Le brise-soleil naît de là : arrêter le soleil avant qu'il ne traverse le verre, par une géométrie calculée pour la latitude et l'orientation. Alger en 1933, Rio en 1936, Marseille, puis Chandigarh 2122. À Rio, les architectes brésiliens conduits par Lúcio Costa, avec Oscar Niemeyer et Affonso Reidy, vont plus loin : ils rendent les lames orientables, manœuvrées à la main par engrenages et contrepoids 2324.
Ce que ces bâtiments ont appris ensuite. Une lame fixe n'est optimale qu'à une orientation et une latitude, et elle est médiocre à l'est et à l'ouest, où le soleil est bas et rasant : c'est le cas parisien le plus difficile, où il faudrait près de quatre mètres de débord pour ombrer une baie toute hauteur en fin d'après-midi 25. Une lame massive en béton doit en outre être ventilée en face arrière, sans quoi elle stocke la chaleur du jour et la rerayonne le soir. À Chandigarh, on voit aujourd'hui des climatiseurs installés dans les loggias mêmes que le brise-soleil devait rendre inutiles 26.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Et la lame mobile de Rio a transformé un problème de conception en problème de maintenance sur cinquante ans : la restauration engagée en 2014 a relevé l'oxydation des mécanismes et la chute de plusieurs plaques, et remis en état environ mille cent ensembles de menuiseries 23. Une protection mobile qui n'est plus manœuvrée devient une protection fixe mal orientée : c'est le mode de défaillance normal, pas l'exception. La bonne question n'est donc pas « est-ce que cela marche », c'est « qui l'entretiendra, dans trente ans, et avec quel budget ».
Plus dérangeant encore : New Gourna, le village que Hassan Fathy construit en Égypte de 1946 à 1952, était thermiquement juste, économe et célébré. Il est resté largement inhabité 2728. On peut avoir raison sur la physique et se tromper sur les gens.
Et un fait qu'il faut regarder en face. Aucun des bâtiments cités ici ne dispose de mesures thermiques publiées : ni la Cité de Refuge, ni Chandigarh, ni Rio, ni New Gourna. L'histoire de l'architecture bioclimatique est une histoire d'intentions et de récits, très peu une histoire de données. Ce n'est pas un reproche fait à ces architectes : c'est la raison pour laquelle le sérieux ne consiste pas à les imiter, mais à mesurer ce qu'on fait soi-même.
Section 05
Pourquoi ce n'est pas une science exacte
Voici la partie que nous aurions préféré ne pas écrire, et qui est la plus utile.
L'isolation pèse beaucoup moins qu'on ne le croit sur l'été. L'étude la plus large disponible a simulé 576 000 variantes de bâtiment pour isoler le poids de chaque paramètre. La performance des murs n'explique que 3,5 % de la variance de la durée de surchauffe et 2,9 % de sa sévérité : moins de 5 % dans le pire des cas. L'orientation, les protections solaires, la ventilation et les usages dominent très largement. Les auteurs ajoutent qu'ils trouvent peu de signe qu'augmenter l'isolation augmente la surchauffe, sauf lorsque ouvrir les fenêtres devient impossible 29. (Fosas et al., 2018.)
D'autres campagnes disent presque l'inverse, et elles sont aussi sérieuses. Sur 616 séjours et 591 chambres mesurés et pondérés au parc anglais, la prévalence de surchauffe en chambre passe de 17,9 % avec moins de 150 millimètres d'isolation de combles à 8,1 % au-delà : ici, l'isolation est mesurée comme protectrice 30. (Étude pour le ministère britannique de l'énergie, 2024.)
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Il faut aussi regarder qui signe. L'étude de référence la plus favorable à l'inertie est une analyse de cycle de vie sur cent ans, portant sur une maison anglaise déclinée en quatre poids de construction, de l'ossature bois au béton lourd. Les versions lourdes coûtent jusqu'à 15 % de carbone de construction en plus au départ, mais jusqu'à 17 % en moins sur tout le cycle, parce qu'elles repoussent l'année où l'on installe une climatisation 32. L'article est publié dans une revue à comité de lecture, sa méthode est explicite, et il est cosigné par l'association britannique du ciment et par l'organisme de promotion du béton. Cela ne le rend pas faux, cela oblige à lire ses hypothèses : le bénéfice suppose six renouvellements d'air par heure obtenus en ouvrant les fenêtres chaque fois que la pièce est trop chaude et que l'air du dehors est plus frais 32. Un occupant parfait, toutes les nuits, pendant cent ans. Les mesures de terrain disent que cet occupant n'existe pas. (Hacker et al., 2008.)
Sur le carbone, le choix de la source pèse plus que le choix constructif. L'écart entre une structure bois et une structure béton, pour un même bâtiment, varie fortement selon les données d'inventaire retenues. Le groupe international d'experts qui a comparé les études de cas le formule sans ambiguïté : les résultats de la construction bois sont considérablement affectés selon que l'on compte ou non le carbone stocké dans le matériau 33. (Agence internationale de l'énergie, programme EBC, annexe 57.)
Rien de tout cela ne dit qu'on ne sait rien. Cela dit que le niveau est incertain et que le classement est solide : d'une étude à l'autre, ce sont toujours les mêmes leviers qui arrivent en tête, l'orientation, la part et la place du vitrage, la protection solaire, la capacité à ventiler la nuit, et les usages. Le chiffre attaché à chacun bouge beaucoup ; leur ordre, presque pas. Une science jeune tâtonne, c'est normal, et ce n'est pas une excuse pour ne rien faire : on conçoit très bien sur une hiérarchie robuste. C'est en revanche une raison de ne jamais confondre un résultat de calcul avec une vérité.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Section 06
La part que le calcul ne voit pas
Un occupant qui n'ouvre pas ses fenêtres la nuit annule le meilleur des projets. Ce n'est pas une formule : c'est ce que les campagnes trouvent en premier, chaque fois.
L'ordre de grandeur est mal connu. La ventilation hygiénique, celle qui tourne en permanence et qu'on ne remarque jamais, renouvelle environ un demi-volume d'air par heure 35. Évacuer ce qu'une pièce a stocké dans la journée en demande six à dix 3536, soit douze à vingt fois plus : pas un entrebâillement, une fenêtre grande ouverte, si possible sur deux façades opposées, toute la nuit. Et cela coûte l'isolement acoustique de la façade, en totalité : une fenêtre ouverte n'est plus une façade, et dans une rue vivante, à onze heures du soir, personne n'ouvre. Ajoutez la sécurité dans les étages bas et l'habitude de fermer avant de dormir.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
La mesure est sévère sur ce point. La campagne française sur 76 logements suivis quatre mois conclut, noir sur blanc, qu'il n'a pas été directement constaté que les logements traversants sont moins à risque de surchauffe, ni que ceux équipés de protections solaires mobiles extérieures le sont 3. Dans les deux cas, la même cause : c'est la gestion par l'occupant qui conditionne l'effet. En canicule, seules 20 % des journées correspondent à un comportement de gestion thermique idéal, et environ 30 % des occupants ne changent rien à leurs habitudes 3.
Le résultat le plus net vient de Belgique. Sur 23 maisons très isolées suivies une année complète, aucune différence significative n'apparaît selon la présence de protections solaires, ni selon qu'elles sont intérieures ou extérieures, ni selon le type de construction. Une seule variable ressort, avec un effet large : l'ouverture nocturne des fenêtres 37. (Dartevelle et al., 2023.)
L'hiver donne l'ordre de grandeur de cet effet. Le premier bilan de la tour Elithis à Dijon, annoncée à énergie positive, montre un photovoltaïque qui tient sa promesse à 96 % et une consommation trois fois supérieure à la prévision 38. Le poste qui dérape est le chauffage, triplé parce que la consigne a été portée de 20 à 22 degrés, 20 étant jugé inconfortable 38. Deux degrés d'arbitrage humain ont pesé plus lourd que toute l'ingénierie du bâtiment.
Le mésusage de la ventilation naturelle est donc le facteur qui pèse le plus sur l'inconfort réellement mesuré. La question décisive n'est pas thermique, elle est architecturale : qu'est-ce qui fait qu'un être humain, en juillet, à onze heures du soir, dans une vraie rue, a envie d'ouvrir ?
La réponse tient dans des décisions de plan. Où est la chambre. Y a-t-il une seconde façade, et donne-t-elle sur une cour plantée plutôt que sur le boulevard. Existe-t-il un volet qui laisse passer l'air en restant fermé. Peut-on ouvrir sans être vu, sans être entendu, sans avoir peur.
C'est ici que l'architecture se joue, pas dans le tableur.
Section 07
Quatre bâtiments, dits franchement
Une agence qui livre est une agence qui compose. Ne publier que le cas exemplaire, ce serait publier une plaquette. Nous en prenons donc quatre : quatre climats, quatre programmes, et quatre réponses qui n'ont presque rien en commun. Si le bioclimatique était une recette, ces bâtiments se ressembleraient. Ils ne se ressemblent pas, et deux d'entre eux comportent un refroidissement actif que nous n'allons pas dissimuler. Pour chacun, nous disons le dispositif, ce qu'il produit, et la condition sans laquelle il ne produit rien. Un dispositif sans sa condition n'est pas une explication, c'est un argument de vente. L'ingénierie environnementale de trois d'entre eux, l'Arbre Blanc, le BEM et la Cité de l'Innovation, a été conduite avec l'Atelier Franck Boutté, co-concepteur environnemental 394041.
ART'CHIPEL, Marseille
Vingt-quatre mille mètres carrés de logements, développés entre 2017 et 2024 avec Nexity, livrés 42. Les logements n'ont pas de climatisation 42. C'est l'affirmation la plus engageante de cette page, et elle ne vaut que si nous disons par quoi elle est tenue.
Le site d'abord, le plan ensuite. Le terrain était boisé, et ses qualités ont été prises en compte dès le départ, comme une donnée de projet et non comme une contrainte à lever : garder les sujets sains, protéger la biodiversité déjà en place, puis implanter les volumes dans les vides, c'est-à-dire dans les clairières 43. On peut lire cela comme une décision paysagère ; c'est d'abord une décision thermique, et la première du projet : elle fixe où tombe l'ombre, où passe l'air, ce que chaque façade voit et ce qu'elle reçoit. Elle se prend à l'esquisse, et elle ne se rattrape plus ensuite.
Ensuite, arrêter le soleil avant le verre. Les protections solaires sont extérieures, et leur densité change selon les orientations 43. Une façade sud, une façade est et une façade ouest ne reçoivent pas le même soleil, ni aux mêmes heures, ni sous le même angle ; leur donner le même écran, c'est se tromper au moins deux fois. Cette page l'a rappelé : une lame fixe n'est optimale qu'à une orientation, et la protection posée devant le verre n'a pas le même ordre de grandeur d'effet que la même protection posée derrière. C'est elle qui rend le grand vitrage soutenable.
Puis le balcon, qui n'est pas seulement un balcon. Des balcons représentant 30 % de la surface ont permis de bien protéger la façade 43. Un débord de cette ampleur est une protection solaire au sens strict, et une pièce en plus, disponible au moment de l'année où l'intérieur l'est moins.
Puis ventiler, ce qui est la partie difficile. Les patios et la multi-orientation des appartements ont permis la ventilation naturelle de chaque appartement 43 : chaque logement dispose de plus d'une façade et d'une prise d'air qui ne se limite pas à la rue. Mais cette page a été sévère sur ce point : la campagne française de référence ne constate pas que les logements traversants surchauffent moins 3, parce que la traversée ne sert que si quelqu'un ouvre. Le projet a donc déplacé une partie du dispositif là où le geste humain n'est plus requis : les halls sont ouverts 43. L'air y circule en permanence, la ventilation est continue, et le soir le bâtiment se rafraîchit grâce au mistral 43. Cela lui donne une vraie vie nocturne, et c'est le meilleur indice qu'un dispositif fonctionne : les gens sont dehors la nuit.
Comment lire cette coupe
La démonstration tient en deux images du même bâtiment. À gauche, le régime de jour : le rayonnement est arrêté avant d’entrer, par les arbres conservés, par le débord des balcons et par des filtres dont la densité change avec l’orientation. À droite, le régime de nuit : tout s’ouvre, le mistral entre par la façade au vent, traverse chaque logement, ressort par le patio et par la façade opposée, et emporte la chaleur que la masse a emmagasinée pendant la journée.
- Un site boisé, un bâti dans les vides. Les arbres existants sains ont été conservés et la biodiversité en place protégée ; les volumes s’implantent dans les clairières.
- Deux filtres, deux densités. Au sud le soleil de midi vient de haut et glisse le long du mur : un filtre à lames espacées suffit. À l’ouest il arrive presque de face en fin de journée, passe sous le débord, et seul un filtre à lames serrées l’arrête.
- Les balcons, 30 % de la surface. Ils débordent devant la façade et portent leur ombre sur elle. Ils redeviennent, le soir, un lieu où l’on vit.
- Les patios et la multi-orientation. Chaque logement donne sur deux airs différents : c’est ce qui permet de le ventiler naturellement, sans dépendre d’une seule façade.
- Les halls ouverts. Ils ne se ferment pas : l’air circule en continu dans le bâtiment, du sol jusqu’au dessus de la toiture.
- Le mistral. C’est lui qui rafraîchit le soir. Le balayage nocturne décharge la masse et rend possible une vraie vie nocturne.
La condition, et elle est écrite dans la figure Le bon usage et la protection des façades sont nécessaires au bon fonctionnement. Le dispositif ne tient pas si les occupants n’occultent pas le jour et n’ouvrent pas la nuit. Sur ce bâtiment comme sur les autres, l’usage pèse plus lourd que le calcul.
- Proportions reprises de la coupe de principe du projet (document OXO, « Principe des circulations ventilées ») 43 ; schéma non coté. Nombre de niveaux, largeur du patio rapportée aux ailes, profondeur des loggias, parking, pente du terrain et hauteur des arbres suivent ce document ; aucune dimension n’en est déduite. Le seul chiffre porté est la part des balcons, 30 % de la surface.
- Les deux façades représentées sont rapprochées pour permettre la comparaison des filtres ; elles ne sont pas nécessairement dans le même plan de coupe.
- Chaque façade est figurée au moment de la journée qui la met en difficulté : la façade sud à midi, la façade ouest en fin d’après-midi. Les deux soleils du dessin de gauche ne sont donc pas simultanés.
- Le dessin ne représente pas une performance mesurée : il représente le principe de fonctionnement du bâtiment, tel qu’il a été conçu.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Et la condition, qui n'est pas une réserve de bas de page. Le bon usage et la protection des façades sont nécessaires au bon fonctionnement 43. Un occupant qui laisse ses protections relevées en pleine journée, ou qui n'ouvre jamais, annule une part de ce qui a été construit pour lui. Nous avons cherché à rendre le bon geste facile et agréable, pas à le rendre inutile : personne ne sait faire un bâtiment qui se passe de ses habitants.
L'Arbre Blanc, Montpellier
Une tour de 113 logements, 10 000 m², 22 millions d'euros hors taxes, conçue à partir de 2014 et livrée en 2019 3944.
Les logements y sont climatisés 44. Nous préférons l'écrire que le laisser découvrir. La performance affichée du bâtiment est celle de la réglementation thermique applicable à l'époque, rien de plus 39. Ce projet ne démontre pas qu'on peut se passer de machine, et le présenter ainsi serait malhonnête.
Sa qualité climatique réelle est ailleurs, et elle est instructive. Les porte-à-faux ne protègent pas seulement le logement auquel ils appartiennent : ils s'auto-ombrent les uns les autres, et filtrent le soleil avant qu'il n'atteigne les baies 44. Le rayonnement est intercepté dehors, avant d'avoir traversé le verre et d'être piégé dans la pièce. L'ingénieur qui a travaillé le projet ne les décrit pas comme des balcons mais comme de véritables interfaces environnementales : des espaces qui rendent passivement des services au bâtiment, des « prolongements extérieurs de dimension exceptionnelle » 39. Le travail a porté explicitement sur l'apport bioclimatique des espaces extérieurs de type balcon, en puisant dans l'environnement pour augmenter l'efficacité, selon ses mots, « à moindre effort et à moindre coût » 39.
C'est le même élément qu'à Marseille et ce n'est pas le même métier. À ART'CHIPEL, le dehors sert d'abord à faire circuler l'air ; ici, il sert à intercepter le soleil et à déplacer la vie. Le geste se ressemble, la raison est différente : c'est pour cela qu'il n'existe pas de recette.
La leçon, dite honnêtement, tient en une phrase : le confort d'été se gagne dehors, avant d'entrer. Déplacer la vie sur le balcon une grande partie de l'année vaut mieux que rien, et vaut mieux que n'importe quel vitrage performant sans ombre devant lui. Mais ce n'est pas la même chose que se passer de climatisation. La condition est d'ailleurs celle-là : ces surfaces ne tiennent leur promesse que si elles sont réellement habitées. Un prolongement extérieur qui finit en rangement redevient un simple pare-soleil. Il continue d'ombrer, ce qui n'est pas rien, mais la moitié du bénéfice a disparu.
Bâtiment d'Enseignements Mutualisés, plateau de Saclay, Palaiseau
9 142 m² de surface de plancher, 23,5 millions d'euros hors taxes, issu d'un concours de 2014 et livré en 2023 40. Sept grandes écoles y mutualisent leurs salles 4045. Le programme n'a plus rien à voir avec les deux précédents : occupation dense, intermittente, réglée par les horaires de cours, et personne n'habite là.
Le dispositif est une façade qui respire toute seule. Des ouvrants motorisés s'ouvrent et se ferment selon l'heure et la saison 45. La ventilation est naturelle : elle aère et rafraîchit le grand volume du hall, ce qui évite le recours à la climatisation 40. Et le hall joue le rôle de tampon thermique pour les salles de classe 40 : les salles ne donnent pas directement sur l'extérieur, elles donnent sur un volume déjà tempéré. L'ingénieur parle d'une « porosité saisonnière variable », et d'un dedans-dehors qui ne se sépare plus par une ligne mais « dans des limites épaisses, floues et mouvantes » 40.
Un point mérite d'être relié à ce que cette page a dit du confort. Les ambiances extérieures ont été retranscrites en température sensorielle, proche de la température opérative définie plus haut, pas en température d'air 40. C'est la grandeur qui correspond à ce qu'un corps reçoit réellement, rayonnement des parois et mouvement de l'air compris, et c'est celle sur laquelle porte l'adaptation. Concevoir sur la température d'air, dans un bâtiment pareil, reviendrait à optimiser un chiffre que personne ne ressent.
La condition est ici d'un autre ordre, et elle est sérieuse. Ce qu'un logement demande à son habitant, ce bâtiment le demande à une machine et à un contrat de maintenance. Nous avons vu plus haut ce que devient une protection mobile que plus personne ne manœuvre : une protection fixe, mal orientée. Un ouvrant motorisé pose le même problème avec une pièce d'usure en plus. Une régulation mal réglée, une saison de maintenance sautée, et le bâtiment se referme sur lui-même sans que personne ne s'en aperçoive avant le mois de juillet. La bonne question n'est pas de savoir si cela marche à la livraison. Elle est de savoir qui l'entretiendra dans trente ans, et avec quel budget.
Cité de l'Innovation, Sorbonne Université, Jussieu, Paris
15 711 m², engagés depuis 2011 et en cours, au sein d'une équipe menée par BIG avec OXO 4146. Site parisien dense, programme de recherche, apports internes élevés : ni le climat ni les contraintes des trois premiers.
Le bâtiment est creusé en son cœur. Ce vide amène la lumière au centre du volume et crée une zone microclimatique, un morceau de climat fabriqué par la forme plutôt que par une machine 41. L'atrium ainsi obtenu fait deux métiers opposés selon la saison. L'hiver, il sert de tampon et limite les déperditions des façades intérieures qui donnent sur lui. L'été, l'ouverture de sa partie basse évacue les charges internes par ventilation naturelle, complétée par une surventilation nocturne 41. C'est le couple que cette page a décrit : décharger la nuit ce que la journée a déposé.
Le fait le plus précieux de tout ce dossier est ailleurs, et il tient à la lumière. Dans ce seul bâtiment, l'ingénieur distingue trois besoins de lumière naturelle. Élevés là où l'autonomie lumineuse permet réellement de réduire l'éclairage artificiel, c'est-à-dire là où la lumière du jour remplace de l'énergie. Limités là où l'éblouissement sur écran et le confort d'été commandent l'inverse, parce que les apports internes y sont déjà élevés et que chaque rayon supplémentaire est une charge à évacuer. Faibles ailleurs, tout simplement 41.
Plus de lumière n'est donc pas mieux : cela dépend de l'usage. Une norme dit un minimum, le même partout, et un projet qui se contente de la satisfaire fabrique du confort dans une pièce et de l'inconfort dans la suivante. Ici, trois valeurs différentes coexistent dans un même bâtiment, et chacune est justifiée par ce qui s'y passe. C'est la démonstration la plus nette que le bioclimatique n'est pas une accumulation de normes : un tableur additionne des exigences, un projet arbitre entre elles, et l'arbitrage demande de savoir ce que les gens font dans la pièce.
Ce qu'il faut dire pour rester honnête. Le projet comporte aussi du rafraîchissement actif : le dispositif passif réduit le besoin, il ne le supprime pas 41. La structure est en béton, en partie moins carboné 41, ce qui est une amélioration et non une exemption. Et la ressource dont dépend la surventilation nocturne se réduit avec le climat, comme cette page l'a écrit plus haut. Enfin, le bâtiment n'est pas terminé : nous décrivons ici une conception, pas un bâtiment vécu.
Ce que ces quatre bâtiments prouvent, et ce qui reste à mesurer
Aucun des quatre n'a fait l'objet d'une campagne de mesures sur un an. Ce n'est pas la coutume en France : on livre, on ne mesure pas, et l'occasion d'instrumenter une opération sur une saison entière ne nous a pas encore été donnée. Nous travaillons à faire changer cela.
Nous avons en revanche les retours de ceux qui y vivent. À l'Arbre Blanc, les habitants font état d'une facture d'énergie réduite d'environ 30 % par rapport à un logement classique 47. À ART'CHIPEL, le dispositif fonctionne : les logements passent l'été sans climatisation, sauf quelques jours de la dernière grande canicule, dans certains appartements où les protections solaires n'avaient pas été descendues pendant la journée 47. C'est, mot pour mot, la condition écrite dans la coupe : le bon usage et la protection des façades sont nécessaires au bon fonctionnement.
Ces retours sont déclaratifs, pas des mesures, et nous les présentons comme tels. Ils disent que le principe tient, et à quelle condition. Nous disons aussi lequel de ces bâtiments est climatisé, ce qui dépend d'un occupant et ce qui dépend d'une maintenance. Le prochain pas est une opération instrumentée sur une saison complète, et nous voulons être ceux qui la publient.
Section 08
Ce que les labels ne disent pas
Un label certifie qu'un projet a franchi un seuil dans un calcul. C'est utile : cela impose un langage commun et oblige à écrire ses hypothèses. Mais il dit que le calcul est passé, pas que le bâtiment le fera, et que le critère retenu a été respecté, alors qu'on a vu que le critère fait le résultat.
La mesure le confirme. Sur 121 bâtiments américains certifiés ayant fourni une année complète de consommation réelle, plus de la moitié s'écartent de plus de 25 % de leur propre prévision, dans les deux sens 48 ; et une ré-analyse appariant chacun à un bâtiment ordinaire équivalent ne trouve aucune relation statistiquement significative entre le niveau de performance visé et la consommation mesurée 49. En pratique, un projet qui vise un label finit d'ailleurs par l'obtenir : les équipes connaissent les critères, elles conçoivent pour eux, et l'instruction se fait sur le dossier. Ce n'est pas une fraude, c'est le fonctionnement normal d'un seuil administratif, mais cela distingue très mal le projet qui a été pensé de celui qui a été optimisé. Nous n'en faisons ni un argument ni un reproche : nous constatons qu'on n'y trouve pas la réponse à la seule question qui intéresse un habitant, celle de savoir s'il sera bien chez lui au mois de juillet.
Section 09
Notre façon de faire
Nous lisons le site avant de dessiner. Courses solaires heure par heure, vents dominants, bruit, ombres portées des voisins, et des choses qui ne se calculent pas : où les gens s'assoient déjà à l'ombre en juillet, ce que la rue fait la nuit.
Puis nous dessinons d'intuition. Un architecte qui a passé une journée sur une parcelle sait, avant tout calcul, où sont les bonnes pièces et quelle est la façade difficile. Cette connaissance n'est pas un sentiment, c'est une accumulation de cas. Nous partons de là, parce qu'un calcul ne répond qu'à la question qu'on lui pose : il ne vous dira jamais que la chambre devrait être de l'autre côté, il vous dira ce que donne une chambre de ce côté-ci.
Ensuite nous testons, et nous nous trompons. On déplace la pièce, on approfondit le balcon, on retourne le plan ; beaucoup de ces essais ne donnent rien, certains changent tout. C'est l'expérimentation qui produit le projet, pas l'optimisation. Le calcul arrive à la fin, pour vérifier, et parfois pour dire non. Jamais l'inverse.
Cet ordre a une justification simple : les décisions qui comptent se prennent toutes à l'esquisse, et elles y sont gratuites. Orientation, profondeur de la pièce, part et place du vitrage, possibilité de traverser, protection devant le verre plutôt que derrière. Trois mois plus tard, elles coûtent cher ; trois ans plus tard, elles ne se rattrapent plus.
Figure large : faites glisser horizontalement pour la parcourir.
Dernier point, et il joue contre nos intérêts : nous ne sommes pas le prestataire de la solution que nous recommandons. Sur un projet réel, il faut doubler le calcul réglementaire d'une simulation thermique dynamique sur fichier climatique prospectif. C'est le travail d'un bureau d'études, pas le nôtre.
Section 10
Un outil pour comparer, pas pour optimiser
Vous trouverez ci-dessous un simulateur. Il arrive à la fin de cette page, et c'est volontaire : il ne sert à rien avant d'avoir compris le problème. Il modélise la pièce la plus exposée d'un logement parisien, une seule façade, sans climatisation, par un bilan thermique heure par heure sur une saison réelle 50. Il n'a aucune valeur réglementaire, il ne dimensionne rien, il ne modélise pas votre bâtiment : il compare des décisions d'esquisse et montre laquelle pèse.
Simuler une architecture parfaite est un exercice délicat, et l'outil le dit lui-même. Poussez tous les curseurs à leur butée vertueuse : vous obtenez une pièce au vitrage minimal, volets fermés, très lourde, ouverte toute la nuit. Cette configuration gagne sur l'indicateur et perd partout ailleurs. Elle coûte de la lumière, du carbone et des décibels, et personne n'a envie d'y vivre. Ce n'est pas un objectif de projet. Un bon projet ne coche pas toutes les cases, il choisit lesquelles.
Section 11
Limites de l'étude
Déplier les 8 limites
- L'inertie n'est pas de l'isolation.Cinquante centimètres de terre valent deux à trois centimètres et demi de laine minérale et déphasent le pic de six heures 13. Utile, mais ce n'est pas la même chose.
- Le niveau de nos chiffres est incertain, seul leur classement est solide.Entre l'été le plus frais et le plus chaud de la décennie 2011-2020, l'inconfort calculé pour un même bâtiment varie d'un facteur 23, et nos hypothèses de calage déplacent le niveau de moins 38 % à plus 55 % 50.
- Notre simulateur n'est pas certifié par un bureau d'études externe.Sa géométrie solaire est validée contre les données officielles européennes 5034. Son modèle thermique ne l'est pas.
- Nos valeurs de protection solaire viennent de la filière qui vend le produit, et ce sont des calculs, pas des mesures 11.Nous n'avons trouvé aucune mesure in situ indépendante. C'est la faiblesse la plus sérieuse de notre dossier.
- Après 2050, l'enveloppe seule ne suffira plus.L'ADEME l'écrit à partir d'un programme sur plusieurs types de bâtiments à Paris et à Nîmes 54. Et la ressource nocturne se réduit : le potentiel de refroidissement de Paris passe de 96 degrés-heures par nuit à 48 projetés en fin de siècle, quand il en faut environ 80 36.
- La végétation ne traite pas la surchauffe, mais bien employée elle fait un obstacle efficace.Les façades végétalisées mesurées en climat tempéré donnent de moins 1,2 à plus 0,1 degré sur l'air à cinquante centimètres de la paroi, et rien au-delà de deux mètres 55. Un arbre ou une treille devant une baie, en revanche, arrête le rayonnement avant la paroi : c'est ainsi que nous l'employons, pour l'ombre, l'eau et le vivant.
- Le bioclimatique ne supprime pas le besoin de froid.Il le retarde, le réduit et le fiabilise. Sur l'agglomération parisienne, une modélisation couplée montre qu'un ensemble d'adaptations combinées réduit d'environ 60 % la consommation potentielle de climatisation 56.
- Cette réflexion n'est pas une vérité absolue : il n'y en a pas.C'est une approche, avec ses biais. Si une vérité existait, tout le monde l'appliquerait. Nous avons des mesures qui convergent, des limites que nous énonçons, et une manière de travailler que nous défendons.
Section 12
Lexique
Les mots techniques de cette page, expliqués en langage courant et rangés par ordre alphabétique. Chaque définition suit l'usage que la page en fait, et renvoie au simulateur quand le terme y apparaît.
Déplier le lexique, 59 termes
Angle de profil
L'angle du rayon de soleil en coupe, combinant hauteur du soleil et direction par rapport à la façade. Grand au Sud à midi, un débord l'arrête ; faible à l'Ouest le soir, le débord ne sert plus. Le simulateur en déduit l'ombre du débord.
Apports (solaires directs, diffus, internes)
La chaleur entrant dans une pièce ou produite dedans. Directs, le rayon du soleil. Diffus, le ciel et les surfaces voisines. Internes (« charges internes »), occupants, appareils, éclairage, 3,2 watts par mètre carré (simulateur). L'« énergie directe interceptée » est ce qu'une protection arrête.
ASHRAE, ciel clair
L'association américaine des ingénieurs en chauffage et climatisation. Son modèle « ciel clair » donne la force du soleil un jour sans nuage. Le simulateur s'en sert seulement pour peser les heures en cherchant la protection optimale du 21 juin.
Badgir (tour à vent), qanat
La tour à vent d'Iran capte le vent et le fait descendre. Elle déplace l'air sans le refroidir : il entre à la température du dehors, 17 degrés à trois heures du matin, 34 à quinze heures. La fraîcheur venait de l'eau du qanat, canal souterrain.
Baie
L'ouverture d'un mur pour une fenêtre ou une porte-fenêtre, « toute hauteur » du sol au plafond. Le linteau est sa partie haute, la menuiserie le cadre portant le vitrage, l'ouvrant la partie qui s'ouvre. Un « ouvrant motorisé » (Saclay) s'ouvre seul par régulation.
Bâtiment de référence
Le point de comparaison permanent du simulateur, en gris. Le bâtiment courant d'aujourd'hui, à votre orientation, contexte urbain et horizon, avec un réglage courant de chaque décision d'esquisse. Il isole l'effet de vos seuls choix. Au réglage de départ, vous êtes dessus.
Bioclimatique (architecture)
Faire travailler le climat à la place des machines, orientation, ombre, masse, vent, fenêtre ouverte la nuit. Elle ne fabrique pas de froid. Elle intercepte la chaleur avant qu'elle n'entre, l'étale et l'évacue quand le dehors le permet. Une approche, pas une science exacte.
Brise-soleil (lames, filtre)
Un écran devant la façade pour arrêter le soleil avant le verre, à lames fixes ou orientables. Dans le simulateur, verticales, minces, à un mètre d'entraxe, tournées vers le Sud. La coupe d'ART'CHIPEL appelle « filtre » le même dispositif. Casquette, brise-soleil horizontal.
Campagne de mesure
Le relevé, par capteurs, de ce qu'un bâtiment réel fait vraiment, températures sur une saison, consommation. Un bâtiment « instrumenté » est ainsi équipé, une « évaluation après occupation » se fait une fois habité. Aucun des quatre bâtiments d'OXO n'a de campagne publiée.
Capacité thermique
La chaleur nécessaire pour élever une pièce d'un degré, par mètre carré (kJ/m²·K). Plus grande, plus la pièce réagit lentement. Le simulateur reprend les cinq classes de l'ISO 13790, de 80 pour une ossature légère à 370 pour la pierre ou la terre.
Carbone de construction, analyse de cycle de vie
Le gaz carbonique émis pour fabriquer, transporter et poser un bâtiment. L'analyse de cycle de vie y ajoute l'exploitation, sur cent ans. Le résultat dépend des données de matériaux et du carbone du bois, compté ou non, 5 à 50 % d'écart entre études.
Coefficient U
La chaleur qu'une paroi laisse passer, en W/m²·K ; plus bas, plus isolant. Dans le simulateur, mur parisien non rénové 1,60, mur neuf courant 0,25, mur passif 0,12. Pour une fenêtre, Uw, 1,4 à 1,8 en double vitrage. Inverse de la résistance thermique.
Confort adaptatif
La température supportable dépend des jours précédents : après une semaine douce, 27 degrés paraissent beaucoup ; après dix jours de canicule, supportables. Normes EN 15251 puis EN 16798-1. La règle française la plafonne à deux degrés et l'exclut la nuit, on n'agit pas en dormant.
Coupe, plan, esquisse
La coupe montre le bâtiment tranché verticalement, une « coupe de principe » étant un schéma sans cote. Le plan le montre de dessus, dans le simulateur une travée entre deux lames. L'esquisse, première phase, des décisions (orientation, profondeur, vitrage) qui ne se rattrapent plus.
Débord (casquette, porte-à-faux)
Tout ce qui dépasse de la façade au-dessus d'une baie. Casquette, mot familier. Un porte-à-faux avance sans appui. Il ombre par le haut : soleil haut de l'été arrêté au Sud, soleil bas de l'hiver laissé passer, presque rien contre le soleil rasant de l'Ouest.
Degré-heure (°C.h, K.h)
Une unité qui cumule l'ampleur et la durée. Une heure à un degré au-dessus du seuil vaut un, deux heures à trois degrés valent six. °C.h et K.h sont équivalents (un kelvin d'écart, un degré). À distinguer du degré-jour du graphique 1, cumulé par jour.
Déphasage, écrêtage
Le déphasage (décalage) d'un mur lourd est le retard entre le pic de chaleur dehors et dedans, six heures mesurées en pisé de 50 centimètres, et non dix à douze. L'écrêtage (lissage) réduit l'amplitude, l'intérieur monte et descend moins. Aucun des deux ne fabrique du froid.
DH-OXO
L'indicateur maison du simulateur, en degrés-heures. Il additionne, de mai à septembre, les écarts horaires de la pièce au-dessus du seuil de confort. Inspiré du DH de la RE2020 mais calculé autrement, il n'a aucune valeur réglementaire. Les repères 350 et 1 250 °C.h viennent de la RE2020, pour l'ordre de grandeur.
Écart-type, variance
L'écart-type mesure la dispersion autour de la moyenne. À Meymand, la moyenne n'est que 1,6 degré sous le dehors, mais l'écart-type tombe de 2,73 à 0,40 degré. La variance est son carré. Des murs « n'expliquant que 3,5 % de la variance » pèsent peu.
Facteur solaire
La part du soleil entrant par une fenêtre protégée, de 0 à 1. Dans le simulateur, vitrage nu 0,65, store intérieur 0,45, volet ou store extérieur 0,12 : dehors, le store rejette la chaleur, dedans elle a déjà traversé le verre. Valeurs normatives (CSTB), pas mesurées.
Fichier météo (PVGIS, SARAH-2, Trappes)
Les heures de température et de soleil. Le simulateur utilise la météo de Paris (PVGIS, base satellite SARAH-2), mai à septembre 2016, année médiane des étés 2011-2020, sans îlot de chaleur. La réglementation prend un fichier conventionnel calé sur Trappes, à 25 km de Paris.
Géométrie solaire (NOAA, Olgyay, Szokolay, Hay-Davies)
La position du soleil et l'ombre portée par un obstacle. Le simulateur utilise les équations de la NOAA, validées contre PVGIS. Les angles d'ombre suivent Olgyay (1957) et Szokolay (2004), Hay-Davies répartit la lumière diffuse. La géométrie est validée, pas le modèle thermique.
Horizon 2050 (Climadiag, TRACC)
Le climat du calcul, aujourd'hui ou 2050. Le simulateur modélise 2050 en ajoutant 2,3 °C à chaque heure, valeur Climadiag (Météo-France) pour Paris sur la TRACC, trajectoire de réchauffement de référence de l'État. Simplification, car le réchauffement allonge aussi les vagues de chaleur.
Îlot de chaleur urbain
Le surplus de chaleur d'une ville sur sa campagne, surtout la nuit. Le simulateur l'ajoute par le curseur « contexte urbain », nuits plus chaudes de 1,5 °C en tissu ordinaire, 2,5 °C dans Paris dense et minéral. Le végétal ombrage le jour, freine le refroidissement nocturne.
Inertie
L'aptitude d'un bâtiment lourd à ralentir les variations de température. Pas de l'isolation. Cinquante centimètres de terre valent deux à trois centimètres et demi de laine minérale, mais décalent le pic de six heures. Sans ventilation nocturne pour vider la masse, le réservoir se remplit.
Isolation (enveloppe, par l'extérieur, par l'intérieur, niveau passif)
L'enveloppe sépare dedans et dehors ; l'isoler freine la chaleur dans les deux sens. Par l'extérieur, la masse reste accessible ; par l'intérieur (« doublage », « tout doublé » au simulateur), elle est neutralisée. Le « niveau passif », le plus poussé, évacue moins en été.
Label
Un label ou une certification atteste qu'un projet a satisfait, sur dossier, aux critères d'un organisme. La page n'en nomme aucun, ni preuve ni reproche. Un label dit que le calcul est passé, pas que le bâtiment le fera.
Lambda (conductivité thermique)
La lettre λ désigne la conductivité d'un matériau, la chaleur qui traverse un mètre d'épaisseur pour un degré d'écart (W/m·K). Plus lambda est petit, plus le matériau isole, 0,035 pour l'isolant du simulateur, dont l'épaisseur dessinée découle du coefficient U choisi.
Loggia
Un balcon rentré dans le bâtiment, couvert, fermé sur les côtés, ouvert d'un seul. Sa dalle du dessus fait débord et ombre la baie. À ART'CHIPEL, les loggias reçoivent les filtres à lames et servent de pièce dehors le soir ; à Chandigarh, des climatiseurs.
Lumière naturelle (autonomie, facteur de lumière du jour)
L'autonomie est la part des heures où le jour suffit sans allumer. Le facteur de lumière du jour compare éclairement intérieur et extérieur sous ciel couvert. Les deux chutent avec une protection fermée, un store baissé pouvant faire tomber le facteur de 11 % à 1 %.
Masque solaire, ombre portée
Tout ce qui, vu d'une fenêtre, cache une partie du ciel et du soleil, immeuble, arbre, débord. L'ombre portée est celle qu'un objet projette sur un autre, ou sur lui-même (« auto-ombre »). Le simulateur calcule l'ombre sur la baie chaque heure, pas un effet graphique.
Masse
La matière lourde d'une pièce. Elle stocke la chaleur du jour et doit la rendre la nuit. Le curseur « Masse de la pièce » règle l'inertie. Du très léger au très lourd, l'inconfort est divisé par 2 sans ventilation nocturne, par plus de 20 en traversant.
Meilleur thermique possible
Le résultat du simulateur avec tous les curseurs à leur butée vertueuse, vitrage au minimum réglementaire, volets fermés, très lourd, ouvert toute la nuit. Il situe la marge, pas un objectif : cette pièce coûte lumière, carbone et décibels. Le tableau dit « meilleur atteignable ».
Midi solaire et temps universel
L'instant où le soleil passe au plus haut. À Paris, ni midi ni 14 h ; le simulateur l'affiche. Le temps universel (UTC) est l'heure du fichier météo, deux heures de moins que la montre en été : 16 h dans le simulateur, c'est 18 h.
Mistral
Vent du nord-ouest, fort et sec, descendant la vallée du Rhône jusqu'à Marseille. À ART'CHIPEL, il entre la nuit par la façade au vent, traverse les logements, ressort par le patio et emporte la chaleur emmagasinée par la masse. Il rafraîchit le soir.
Modèle monozone, 1R1C, moteur
Monozone, une seule température dans la pièce. 1R1C, une résistance (fuites par l'enveloppe et ventilation) et une capacité (la masse), en « évolution libre » (ni chauffage ni climatisation). Le « moteur » est ce programme ; un volet « tenu fermé par le moteur » l'est par calcul.
Moucharabieh (écran perforé)
Un écran de bois ajouré en saillie devant les fenêtres du Caire ancien. Il arrête le soleil avant le verre, laisse passer l'air, protège le regard. Le texte dit « écran perforé », les photographies « moucharabieh », même objet. Équivalent contemporain, le store ou brise-soleil extérieur.
Nuit inconfortable
L'unité du verdict. Une nuit est comptée dès qu'une heure entre 22 h et 7 h UTC dépasse le seuil, 26 °C la nuit. La page préfère ce chiffre aux degrés-heures : on ressent des nuits, pas une somme. Selon le nombre, inconfortable, difficile à vivre, invivable.
Optimum (de protection)
Le réglage de départ du débord, des lames et leur angle. La plus petite combinaison interceptant une part fixée du soleil direct du 21 juin par ciel clair (débord court, puis lame courte, puis angle ouvert). Sans ce critère, la meilleure protection serait la lame fermée.
Orientation (azimut)
Où regarde une façade. Le simulateur la mesure par l'azimut, l'angle entre le Sud et la perpendiculaire à la façade, positif vers l'Ouest. La parcelle la donne. En juillet, le Sud reçoit moins que l'Est et l'Ouest, mais l'Ouest reçoit le soir, bâtiment déjà saturé.
Part de vitrage (surface de clair, baie au tableau)
La part de la façade en verre. Le simulateur compte la surface de clair (verre seul), l'architecte les baies au tableau, 1,4 fois plus. La RE2020 impose un sixième de surface habitable en baies, butée vers 30 % du curseur, en dessous mieux l'été mais pas constructible.
Patio (cour, atrium, espace tampon)
Une cour intérieure ouverte au ciel. Étroite et haute, elle s'ombre elle-même et se décharge la nuit ; large et basse, elle éclaire mieux et rafraîchit moins. Un atrium est une cour couverte, espace tampon ni chauffé ni climatisé entre dehors et pièces.
Pisé (terre crue)
Terre crue damée dans un coffrage. La maison de l'Isère instrumentée a des murs de 50 centimètres : six heures de déphasage, une résistance valant deux à trois centimètres et demi de laine minérale. Plus isolant que pierre ou béton, il reste lent, pas isolant.
Protection solaire (extérieure, intérieure, mobile, fixe)
Ce qui arrête le soleil avant la pièce. Extérieure, la chaleur reste dehors ; intérieure, le verre est déjà traversé, facteur huit pour vingt centimètres. Mobile (store, volet), elle dépend d'un geste, et non manœuvrée devient fixe et mal orientée. Fixe (débord, lame), bonne à une orientation.
Rapport de cotes (étude cas-témoins)
Une étude cas-témoins compare des personnes touchées (241 décès de la canicule de 2003) à des semblables épargnés. Le rapport de cotes chiffre le lien : 2,17 pour 0,41 degré, la cote du décès est multipliée par 2,17 quand la température minimale nocturne monte de 0,41 degré.
RE2020
La réglementation environnementale des bâtiments neufs. Pour l'été, elle calcule des degrés-heures d'inconfort, le DH, sur météo conventionnelle et aux heures d'occupation. Rien à signaler sous 350 °C.h, non conforme au-dessus de 1 250 (jusqu'à 1 850 quand bruit ou climat empêchent d'ouvrir la nuit).
Renouvellement d'air (vol/h), ventilation hygiénique
Le débit d'air en volumes par heure (1 vol/h, l'air remplacé en une heure). La ventilation hygiénique, permanente, fait environ un demi-volume ; évacuer la chaleur du jour en demande six à dix. Le simulateur retient 1,5 vol/h sans ouverture nocturne, jusqu'à 10 la nuit en traversant.
Résistance thermique
L'inverse du coefficient U, en m²·K/W : plus grande, plus isolante. Un mur de pisé de 50 centimètres vaut 0,29 à 0,87, un mur haussmannien environ 0,3, un voile de béton de 20 centimètres environ 0,10 ; un mur rénové doit atteindre 3,7.
Seuil de confort (fixe, adaptatif, moyenne glissante)
La température au-delà de laquelle une heure est inconfortable, fixe ou adaptatif (relevé après chaleur). Le simulateur suit le guide RE2020, 26 °C la nuit, le jour de 26 à 28 °C selon la moyenne glissante extérieure, rampe reconstruite. Selon le seuil, 88 % des mêmes logements surchauffent ou 71 % sont trop frais.
Simulation thermique dynamique (bureau d'études, fichier climatique prospectif)
Un calcul heure par heure de chaque zone d'un bâtiment, géométrie et usages réels, travail d'un bureau d'études. La page recommande d'en doubler le calcul réglementaire, sur un fichier climatique prospectif (météo du climat futur). Le simulateur n'en est pas une, une pièce seulement.
Surchauffe
Un logement dont la température dépasse durablement, surtout la nuit, ce que ses occupants supportent. « X % des logements surchauffent » dépend du critère. Les mesures la lient aux usages, orientation, vitrage et protection solaire, très peu à l'isolation des murs.
Tache de soleil
La zone qu'un rayon direct éclaire dans la pièce. Dans la coupe du simulateur, elle sort de la géométrie solaire, coupée par le débord ou le volet, fragmentée par les lames, filtrée par le store. La « pénétration » est la distance d'entrée du soleil.
Température opérative (température sensorielle)
Le corps ressent l'air mais aussi le rayonnement des parois, surtout du vitrage. La température opérative est la moyenne entre l'air et les parois ; pièce très vitrée le soir, elle dépasse le thermomètre. La « température sensorielle » de Saclay y ajoute le mouvement de l'air.
Traversant
Traversant, un logement a des fenêtres sur deux façades opposées ou deux airs différents. C'est la ventilation traversante, la plus efficace la nuit, jusqu'à 10 volumes par heure (simulateur). Encore faut-il ouvrir : la campagne française de référence ne les trouve pas moins surchauffés.
Ventilation naturelle
Faire circuler l'air sans ventilateur, par le vent et la différence de température entre dedans et dehors, l'air chaud montant et s'échappant en haut. Elle demande des ouvertures bien placées et souvent une personne pour les ouvrir. Son mésusage pèse le plus sur l'inconfort mesuré.
Ventilation nocturne (surventilation, décharge, balayage, free-cooling)
Ouvrir en grand la nuit, plus fraîche, pour évacuer la chaleur stockée par la masse. Aussi surventilation, décharge, balayage, free-cooling. Paris passe de 96 à 48 degrés-heures par nuit en fin de siècle, pour 80 nécessaires. Le simulateur ouvre par une règle simple, hypothèse fragile car humaine.
Volet (occulter)
Un panneau plein qui ferme la baie de l'extérieur, la protection la plus efficace, avant le verre. Occulter, fermer volets ou stores le jour ; le simulateur le tient fermé. Reste à trouver le volet fermé laissant passer l'air, pour ouvrir la nuit sans être vu.
Vue masquée
La part de la fenêtre que les lames verticales cachent vues de face. Plus les lames sont fermées, plus elles protègent, plus elles masquent. Le simulateur l'affiche en pourcentage à côté du gain thermique, car la vue a un prix. Le volet extérieur masque tout.
Wh/m², kWh/m²
Un wattheure, un watt pendant une heure ; un kilowattheure, mille. Par mètre carré. Le simulateur affiche en Wh/m² la chaleur stockée au-dessus de 26 °C, en kWh/m² celle à évacuer pour tenir 26 °C l'été, environ le quart en électricité par pompe à chaleur.
Section 13
Références
Déplier les 56 références
- Lomas, K.J. et Kane, T., Summertime temperatures and thermal comfort in UK homes, Building Research & Information 41(3), 259-280, 2013. Type : MESURÉ. Lien : https://doi.org/10.1080/09613218.2013.757886
- Ministère de la Transition écologique, Guide RE 2020, version du 16 mai 2025, pages 62 à 64. Type : NORMATIF. Lien : https://rt-re-batiment.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/guide_re_2020_16mai2025.pdf
- CSTB et Union sociale pour l'habitat, Confort thermique d'été : campagne de mesure en logement collectif, été 2023, projet RENOPTIM (programme PROFEEL), 2025. Type : MESURÉ. Lien : https://www.proreno.fr/documents/mesure-in-situ-du-confort-dete
- Laaidi, K., Zeghnoun, A., Dousset, B., Bretin, P., Vandentorren, S., Giraudet, E. et Beaudeau, P., The Impact of Heat Islands on Mortality in Paris during the August 2003 Heat Wave, Environmental Health Perspectives 120(2), 2012. Type : MESURÉ (étude épidémiologique cas-témoins). Lien : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3279432/
- Vandentorren, S., Bretin, P., Zeghnoun, A. et al., August 2003 heat wave in France: risk factors for death of elderly people living at home, European Journal of Public Health 16(6), 583-591, 2006. Type : MESURÉ (étude épidémiologique cas-témoins). Lien : https://doi.org/10.1093/eurpub/ckl063
- Eurostat, Degrés-jours de chauffage et de refroidissement par pays, jeu de données nrg_chdd_a, France, 1980 à 2025, mise à jour du 8 mai 2026. Type : MESURÉ (indicateur calculé sur des températures observées). Lien : https://ec.europa.eu/eurostat/databrowser/view/nrg_chdd_a
- Météo-France, Indicateur national de vagues de chaleur, France métropolitaine, série annuelle 1947 à 2025. Type : MESURÉ. Lien : https://meteofrance.com/le-changement-climatique/quel-climat-futur/changement-climatique-quel-impact-sur-les-vagues-de
- Hejazi, M. et Hejazi, B., Cooling performance of Persian wind towers, WIT Transactions on Ecology and The Environment 165, 197-207, 2012. Type : SIMULÉ. Lien : https://doi.org/10.2495/ARC120181
- Mangeli, M., Aram, F. et Abouei, R., Energy consumption and thermal comfort of rock-cut and modern buildings, Heliyon 10(14), e34217, 2024. Type : MESURÉ. Lien : https://doi.org/10.1016/j.heliyon.2024.e34217
- UNESCO, Centre du patrimoine mondial, Ksar d'Aït-Ben-Haddou, bien inscrit en 1987. Type : HISTORIQUE. Lien : https://whc.unesco.org/fr/list/444/
- British Blind and Shutter Association (BBSA), Guidance Note S-7A: Solar Energy Transmittance (g), Issue 2, valeurs calculées selon la méthode EN 13363-1, 2016. Type : SIMULÉ (calcul normatif publié par la filière, aucune mesure in situ).
- Sherif, A., El-Zafarany, A. et Arafa, R., External perforated window Solar Screens: The effect of screen depth and perforation ratio on energy performance in extreme desert environments, Energy and Buildings, 2012, et mémoire associé d'Arafa, R., American University in Cairo. Type : SIMULÉ. Lien : https://fount.aucegypt.edu/retro_etds/2632
- Heitz, P., Morel, J.-C., Fabbri, A., Soudani, L., Champiré, F. et Meunier, N., L'isolation du pisé : pertinence et principes, TransLettre Construction Terre, LGCB-LTDS (ENTPE-CNRS), 2015. Type : MESURÉ. Lien : http://construction-pise.fr/IMG/pdf/pise_hygrothermique_.pdf
- Ministère de la Transition écologique, Certificats d'économies d'énergie, fiche d'opération BAR-EN-102 « Isolation des murs », version applicable à compter du 1er janvier 2025. Type : NORMATIF. Lien : https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/BAR-EN-102%20vA65-4%20%C3%A0%20compter%20du%2001-01-2025_0.pdf
- Kuczyński, T. et Staszczuk, A., Experimental study of the influence of thermal mass on thermal comfort and cooling energy demand in residential buildings, Energy 195, 116984, 2020. Type : MESURÉ. Lien : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0360544220300918
- Météo-France et Egis-Elioth, Le climat parisien et son évolution aux horizons 2025 et 2050, rapport d'étude v1 du 19 avril 2019, station Paris-Montsouris, normales 1981-2010, 2019. Type : MESURÉ pour les normales climatiques, SIMULÉ pour les projections.
- Ghadiri, M.H., Ibrahim, N.L. et Aayani, R., The Effect of Wind catcher Geometry on the Indoor Thermal Behavior, actes de la conférence ANZAScA, sans date vérifiée. Type : SIMULÉ (CFD) ; le seuil de 3 m/s est une règle de l'art posée par les auteurs, pas une mesure. Lien : https://anzasca.net/wp-content/uploads/2014/08/23P12.pdf
- Fondation Le Corbusier, notice de l'oeuvre Armée du Salut, Cité de Refuge, Paris, 1929-1933. Type : HISTORIQUE. Lien : https://www.fondationlecorbusier.fr/oeuvre-architecture/realisations-armee-du-salut-cite-de-refuge-paris-france-1929-1933/
- Diaz, L. et Southall, R., Le Corbusier's Cité de Refuge: historical and technological performance of the air exacte, actes du congrès Le Corbusier, 50 years later, Universitat Politècnica de València, 2015. Type : HISTORIQUE. Lien : https://doi.org/10.4995/LC2015.2015.796
- Docomomo France, fiche Cité de Refuge de l'Armée du Salut. Type : HISTORIQUE. Lien : https://www.docomomo.fr/batiment/cite-de-refuge-de-larmee-du-salut
- Gardinetti, M., El brise-soleil en la obra de Le Corbusier, Tecnne, 2025. Type : HISTORIQUE. Lien : https://tecnne.com/arquitectura/brise-soleil-le-corbusier/
- Siret, D., L'illusion du brise-soleil par Le Corbusier, colloque de Cerisy, 2002. Type : HISTORIQUE. Lien : https://shs.hal.science/halshs-00580040
- ArchDaily Brasil, d'après le communiqué de l'IPHAN sur la restauration des façades du Palácio Gustavo Capanema, Rio de Janeiro, 2018. Type : HISTORIQUE (état de conservation relevé lors de la restauration). Lien : https://www.archdaily.com/pt/902355/icone-do-modernismo-palacio-gustavo-capanema-tem-fachadas-restauradas
- Wikipédia, article Gustavo Capanema Palace, consulté en septembre 2026. Type : HISTORIQUE. Lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Gustavo_Capanema_Palace
- OXO Architectes, calculs de géométrie solaire pour Paris (48,85° N) par les équations NOAA : profondeurs de débord par orientation et irradiations horaires par façade, dossier de la page bioclimatique, 2026. Type : SIMULÉ (calcul propre au dossier, présenté comme tel).
- SOS Brutalism, fiche du Secrétariat de Chandigarh. Type : HISTORIQUE. Lien : https://www.sosbrutalism.org/cms/15889875
- Shalaby, A. et Mostafa Ahmed, M., The Restoration of New Gourna: Safeguarding the Legacy of Hassan Fathy, Journal of Traditional Building, Architecture and Urbanism 5, 154-175, 2024. Type : HISTORIQUE. Lien : https://doi.org/10.51303/jtbau.vi5.752
- UNESCO, Safeguarding Hassan Fathy's architectural legacy in New Gourna. Type : HISTORIQUE. Lien : https://www.unesco.org/en/articles/safeguarding-hassan-fathys-architectural-legacy-new-gourna
- Fosas, D., Coley, D.A., Natarajan, S. et al., Mitigation versus adaptation: Does insulating dwellings increase overheating risk?, Building and Environment 143, 740-759, 2018. Type : SIMULÉ. Lien : https://doi.org/10.1016/j.buildenv.2018.07.033
- Li, M. (Loughborough University) pour le Department for Energy Security and Net Zero, The effect of energy efficiency measures on summertime overheating in English homes, avril 2024, publié en octobre 2024. Type : MESURÉ. Lien : https://assets.publishing.service.gov.uk/media/6723ab6cc3b359df505655a0/energy-follow-up-survey-prevalence-frequency-intensity-of-analysis.pdf
- Taylor, J., McLeod, R., Petrou, G., Hopfe, C., Mavrogianni, A., Castaño-Rosa, R., Pelsmakers, S. et Lomas, K., Ten questions concerning residential overheating in Central and Northern Europe, Building and Environment 234, 110154, 2023. Type : MESURÉ (maisons-test appariées, rapportées par une revue de littérature). Lien : https://doi.org/10.1016/j.buildenv.2023.110154
- Hacker, J.N., De Saulles, T.P., Minson, A.J. et Holmes, M.J., Embodied and operational carbon dioxide emissions from housing: A case study on the effects of thermal mass and climate change, Energy and Buildings 40(3), 375-384, 2008. Type : SIMULÉ (analyse de cycle de vie sur cent ans). Lien : https://www.concretecentre.com/TCC/media/TCCMediaLibrary/Products/Embodied-and-Operational-CO2-Emissions-from-Housing-Energy-and-Building.pdf
- Agence internationale de l'énergie, programme EBC, Annex 57, Evaluation of Embodied Energy and CO2eq for Building Construction: Overview of Annex 57 Results, éd. Yokoo, N. et Yokoyama, K., septembre 2016. Type : CALCULÉ (analyses de cycle de vie de 80 études de cas). Lien : https://www.iea-ebc.org/Data/publications/EBC_Annex_57_Results_Overview.pdf
- Commission européenne, Centre commun de recherche (JRC), PVGIS 5.2, base SARAH-2, séries horaires 2011-2020 au point 48,857 N / 2,352 E (Paris). Type : MESURÉ (rayonnement d'origine satellitaire ; température issue d'une réanalyse). Lien : https://re.jrc.ec.europa.eu/pvg_tools/
- AdaptaVille (Agence Parisienne du Climat, Ville de Paris, ADEME), Utiliser la surventilation pour rafraîchir un bâtiment : ventilation naturelle, mécanique, tours à vent. Type : GUIDE TECHNIQUE. Lien : https://www.adaptaville.fr/free-cooling
- Artmann, N., Gyalistras, D., Manz, H. et Heiselberg, P., Impact of climate warming on passive night cooling potential, Building Research & Information 36(2), 111-128, 2008. Type : SIMULÉ (sur données mesurées 1961-1990 et 30 modèles climatiques régionaux).
- Dartevelle, O., van Moeseke, G., Masy, G., Mlecnik, E. et Altomonte, S., On the effectiveness of passive controls for summer thermal comfort in highly insulated dwellings, Building Research & Information 52(3), 311-331, 2023. Type : MESURÉ. Lien : https://doi.org/10.1080/09613218.2023.2238852
- Macqueron, G., Premier bilan de la tour à énergie positive Elithis : peut mieux faire, Futura-Sciences, 2010. Type : MESURÉ (premier bilan annuel, communiqué par le maître d'ouvrage). Lien : https://www.futura-sciences.com/maison/actualites/maison-premier-bilan-tour-energie-positive-elithis-peut-mieux-faire-23567/
- Atelier Franck Boutté, fiche projet L'Arbre blanc, Montpellier. Type : RÉCIT (description de conception par l'ingénieur environnemental). Lien : https://www.franck-boutte.com/fr/entries/larbre-blanc
- Atelier Franck Boutté, fiche projet Bâtiment d'Enseignement Mutualisé (BEM X), Saclay. Type : RÉCIT (description de conception par l'ingénieur environnemental). Lien : https://www.franck-boutte.com/fr/entries/bem-x-saclay
- Atelier Franck Boutté, fiche projet Cité de l'Innovation, Sorbonne Université, Paris. Type : RÉCIT (description de conception par l'ingénieur environnemental). Lien : https://www.franck-boutte.com/fr/entries/cite-de-linnovation-sorbonne-universite
- OXO Architectes, fiche projet ART'CHIPEL, Marseille, oxoarch.com. Type : RÉCIT. Lien : https://www.oxoarch.com/projets/artchipel-marseille
- OXO Architectes, ART'CHIPEL, Marseille : coupe de principe « Principe des circulations ventilées » et notes de conception du projet, documents d'agence, 2017-2024. Type : RÉCIT (intention de conception, aucune mesure). Lien : https://www.oxoarch.com/projets/artchipel-marseille (coupe publiée sur la fiche du projet)
- OXO Architectes, fiche projet Arbre Blanc, Montpellier, oxoarch.com. Type : RÉCIT. Lien : https://www.oxoarch.com/projets/arbre-blanc-montpellier
- OXO Architectes, fiche projet Bâtiment d'Enseignements Mutualisés, Saclay, oxoarch.com. Type : RÉCIT. Lien : https://www.oxoarch.com/projets/batiment-denseignements-mutualises-saclay
- OXO Architectes, fiche projet Cité de l'innovation Sorbonne Université, Paris, oxoarch.com. Type : RÉCIT. Lien : https://www.oxoarch.com/projets/cite-de-l-innovation-sorbonne-universite-paris
- OXO Architectes, retours des habitants de l'Arbre Blanc (Montpellier) et d'ART'CHIPEL (Marseille), recueillis par l'agence, 2026. Type : RÉCIT (déclaratif, non mesuré).
- Turner, C. et Frankel, M., Energy Performance of LEED for New Construction Buildings, rapport final, New Buildings Institute, 2008. Type : MESURÉ. Lien : https://newbuildings.org/resource/energy-performance-leed-new-construction-buildings/
- Newsham, G.R., Mancini, S. et Birt, B.J., Do LEED-certified buildings save energy? Yes, but..., Energy and Buildings 41(8), 897-905, 2009. Type : MESURÉ (ré-analyse appariée). Lien : https://doi.org/10.1016/j.enbuild.2009.03.014
- OXO Architectes, notes de calage du simulateur de confort d'été, 2026. Type : SIMULÉ (modèle monozone horaire, géométrie solaire validée contre PVGIS, modèle thermique non certifié par un tiers).
- NOAA Global Monitoring Laboratory, Solar Calculator : équations de position du soleil. Type : SIMULÉ (algorithme de calcul astronomique). Lien : https://gml.noaa.gov/grad/solcalc/
- Olgyay, A. et Olgyay, V., Solar Control and Shading Devices, Princeton University Press, 1957. Type : HISTORIQUE (ouvrage de référence sur les angles d'ombre).
- Szokolay, S.V., Introduction to Architectural Science: The Basis of Sustainable Design, Architectural Press, Oxford, 2004. Type : HISTORIQUE (manuel de référence).
- ADEME, Les Avis de l'ADEME : Vagues de chaleur, la climatisation va-t-elle devenir indispensable ?, juin 2024, rapportant le projet RESILIANCE (ARMINES, CEA, CNRM, Météo-France, Izuba Énergies, 2023). Type : SIMULÉ (simulations thermiques dynamiques sur climats prospectifs). Lien : https://www.geothermies.fr/sites/default/files/inline-files/ademe_AVIS%20Vagues%20de%20chaleur%20-%20juin%202024.pdf
- Lehnert, M. et al., Assessing green walls' effects on outdoor human thermal exposure in temperate climate cities, Scientific Reports, 2025. Type : MESURÉ. Lien : https://doi.org/10.1038/s41598-025-26214-7
- Viguié, V., Lemonsu, A., Hallegatte, S., Beaulant, A.-L., Marchadier, C., Masson, V., Pigeon, G. et Salagnac, J.-L., Early adaptation to heat waves and future reduction of air-conditioning energy use in Paris, Environmental Research Letters 15(7), 2020. Type : SIMULÉ. Lien : https://doi.org/10.1088/1748-9326/ab6a24
Section 14
Nous écrire
Un projet, une parcelle, une question de confort d'été : écrivez-nous.
Nous répondrons avec la géométrie de votre site, et avec ce que nous ne savons pas.
Images des projets OXO : OXO Architectes. Autres photographies : Wikimedia Commons, licences CC0, CC BY et CC BY-SA, créditées sous chaque image, redimensionnées et converties en WebP, sans recadrage. Diagrammes, graphiques, coupes, coupe interactive et simulateur : productions OXO, sources indiquées sous chaque figure. Le simulateur et la coupe interactive sont des outils de compréhension, pas des études réglementaires.